L’enlèvement de la bibliothécaire – Margaret Mahy et Quentin Blake

L’enlèvement de la bibliothécaire, Margaret Mahy et Quentin Blake.
Chez Gallimard Jeunesse, coll. Folio Cadet, 2004, 57 p.

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L’histoire :
Mlle Labourdette, bibliothécaire, se fait enlever par des brigands. Ces derniers veulent l’échanger contre une belle rançon. Mais c’est sans compter la rougeole qu’ils vont attraper…heureusement, Mlle Labourdette va les soigner grâce à ses talents de bibliothécaire.


Mon avis :
Un joli « mini-roman » à lire à partir de 7 ans. L’histoire est rigolote, les personnages attachants (comme dans tous les  « premiers » romans pour enfants d’ailleurs) et les illustrations de Quentin Blake sont justes géniales.
La bibliothécaire comme personnage principal de l’histoire permet à l’enfant de connaître une partie du milieu du livre : la bibliothèque, ce qu’on y trouve et donc les personnes qui y travaillent ; et même si c’est stéréotypé, pour une première approche c’est correct. Ce côté éducatif est toujours appréciable d’ailleurs dans ce genre de roman. Encore une fois, les deux figures antithétiques (« méchant » / « gentille ») sont un succès ! Et puis, une histoire d’amour entre un brigand et une bibliothécaire, n’est-ce pas romantique ?

En bref, au top !

« Écrasée par la littérature, pensa-t-elle. La mort rêvée pour une bibliothécaire. » p. 46.

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La belle lisse poire du prince de Motordu – Pef

Quatrième de couverture :DSCN7408
« 
Le prince de Motordu mène la belle vie, mais il n’a jamais réussi à parler comme tout le monde. Dans sa bouche, un château devient un chapeau, un drapeau se transforme en crapaud. Or, un jour, il rencontre la princesse Dézécolle et le prince va devoir très vite retourner en classe pour y retrouver le beau langage… »

Paru chez Gallimard, coll. Folio Benjamin, 1980.


Mon avis :
Un classique ! Ce livre est parfait pour une des premières lectures : entre jeux de mots rigolos et dessins incongrus, les enfants (et les adultes !) ne peuvent que rire face à ces grosses âneries.
Pef, c’est un mélange de pédagogie, d’humour et d’illustrations amusantes. L’enfant peut être à même de corriger lui même ce qui dit le Prince de Motordu,  « on ne dit pas crapeau mais drapeau« , et s’il a lui-même du mal avec les mots les illustrations sont là pour l’aider : est-ce vraiment des boutons dans le pré ? Apprendre en s’amusant, c’est la formule de Pef.
Mais apprendre, c’est aussi synonyme d’école : si Mortordu réussi à s’améliorer c’est parce qu’il va à l’école.

En bref, Pef montre aux enfants l’importance de la langue (la prononciation des mots plus précisément). Si l’on ne s’applique pas, nous nous retrouvons dans un monde incongru, un monde où un Prince porte un château et où il se promène dans les petits pois. La recette, mêlant pédagogie, humour et illustrations hilarantes, fonctionne à tous les coups.