J. R. R. Tolkien, une biographie – Humphrey Carpenter

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Mon avis :
Je dois dire que cet ouvrage m’a fasciné dès les les premières pages. On découvre la personnalité de Tolkien au fil du récit, génie solitaire, exigeant, méticuleux et amoureux des langues.
On se sent proche de lui, on partage ses coups durs, ses problèmes avec les éditeurs, sa difficulté à ne pas réécrire sans arrêt ses histoires (!)…ce qui est sans doute propre à la biographie, mais j’avoue que je n’en avais jamais lu jusqu’à celle-ci.

En bref, cette biographie est à lire pour tous les fans du Seigneur des Anneaux ou de Bilbo le Hobbit, mais aussi pour ceux qui aimerait découvrir qui était le génie Tolkien.

Quatrième de couverture :
« Ce livre a pour support les lettres, le journal et d’autres documents laissés par le professeur J.R.R. Tolkien, ainsi que les souvenirs de sa famille et de ses amis.(…)
En l’écrivant, j’ai voulu raconter l’histoire de la vie de Tolkien en évitant tout évaluation critique de son œuvre d’imagination. En partie par respect pour ses opinions, et aussi parce qu’il me semble que la première biographie d’un auteur n’est pas nécessairement le meilleur endroit pour porter des jugements littéraires qui refléteraient, après tout, le tempérament du critique tout autant que celui de son sujet. J’ai tout de même essayé d’indiquer quelques unes des influences littéraires et autres qui ont infléchi l’imagination de Tolkien, dans l’espoir de jeter quelque lumière sur ses livres. »

Paru chez Christian Bourgois éditeur, 2002, 276 p.
Éditions Pocket, 2004, 318 p.


L’histoire ou plutôt la (petite) biographie de Tolkien :
John Ronald Reul Tolkien est né en 1892 à Bloemfontein en Afrique du Sud. Dès son plus jeune âge, il fût passionné d’histoires imaginaires, fantastiques, merveilleuses, se déroulant dans des royaumes lointains ; les légendes arthuriennes, les contes de fées, etc. Sa première langue inventée, le quenya, qu’il qualifiait de « son absurde langage de conte de fée », amorce le début de son écriture. En effet quelques temps après, il écrit son premier poème en 1914 Le voyage d’Earendel, l’Étoile du soir qui est l’ébauche de sa mythologie. Pendant la guerre, il perdu un de ses chers amis du T.C.B.S. pendant la guerre, G.B. Smith qui lui écrivit dans sa dernière lettre de faire ce qu’il avait toujours voulu : créer une mythologie toute entière. Ainsi il amorce son grand projet Le livre des contes perdus qui deviendra plus tard Le Silmarillion. Il était important pour Tolkien que la forme de cette mythologie paraisse lointaine, peut être même étrange mais surtout pas mensongère ; il avait l’espoir et la croyance que ses récits racontent une vérité profonde.
Sa carrière universitaire progressant, il eut un poste de professeur-assistant de littérature anglaise à l’université de Leeds en 1920, dont il fût un membre très populaire et très actif, puis professeur quatre ans plus tard. Son retour à Oxford se fait en 1925 lorsque son travail se voit récompenser par l’obtention de la chaire d’anglo-saxon. Cela marque le début d’une période de création et de dévouement total à son travail pour Tolkien. À l’origine solitaire, il passe la plupart de son temps dans son bureau débordant de livres et de feuillets, à écrire, relire, retranscrire, modifier ses poèmes ou ses quelques brefs récits. C’est à ce moment là qu’il commença l’écriture de Bilbo le hobbit.
Il amorça l’écriture du Seigneur des Anneaux à la fin des années 1930. Il lui faudra près de douze années pour l’écrire puisqu’il sera publié en 1954 et 1955 en trois volumes. À l’origine, cette trilogie composée par« La communauté de l’Anneau », « Les deux tours » et « Le retour du roi » ne devaient constituer qu’un seul ouvrage de plus de mille pages, mais c’est à la requête de l’éditeur qu’il sera divisé en trois. Cette œuvre qui devait être une simple suite à Bilbo le hobbit est devenue l’œuvre majeure de Tolkien. Ce dernier se prit au jeu de l’écriture et proposa donc au grand public « une autre histoire de hobbit », comme le désirait Allen & Uwin, ses éditeurs. Il se vendra à plus de 103 millions d’exemplaires dans le monde et, donnera lieu à trois films réalisés par Peter Jackson, aux noms éponymes de chaque volume, en 2001, 2002, 2003.


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