Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire (10)

  • Tome X « La pente glissante », Lemony SnickeDSCN7829t

L’histoire :
Après l’incendie de Cagliari Folies, Olaf démasqua le trio et envoya Prunille dans la voiture avec sa troupe pour laisser Klaus et Violette dans la roulotte de Madame Lulu, attelée au véhicule. Le point positif de l’histoire c’est que tous se rendent aux Monts Mainmorte. Le point négatif c’est qu’Olaf n’a besoin que d’un seul orphelin pour récupérer la fortune Baudelaire : il détache donc la roulotte en marche dans le but de se débarrasser des deux autres membres de la fratrie.


Mon avis :
La séparation des trois orphelins dès le début du tome donne le ton. Effectivement, ils ont été séparés quelques fois, soit par la force des choses (=Olaf) ou par choix et donc très brièvement (explorer une cage d’ascenseur par exemple) ; mais là ils se quittent pour de bon. Prunille reste dans la voiture avec Olaf et ses sbires, et les deux aînés se retrouvent livrés à eux-même dans les Monts Mainmorte.

Ce qui fût très intéressant c’est la diversité et l’enchaînement des péripéties dans ce tome, mais aussi le retour de certains personnages, dont Carmelita Spats la pire petite peste que je connaisse. Je la trouvais plutôt inutile dans le tome V mais là, elle devient intéressante : que fait-elle avec une troupe de Scouts des Neiges ? Finalement, cette horrible gamine (et son groupe) se fait recruter par Olaf pour mener à bien son plan machiavélique de détruire tout ce qui reste des V.D.C. Le clou du spectacle, enfin du roman : Carmelita est en fait « la fille qu’Olaf et Esmé n’ont jamais eu » selon cette dernière ; même si, entre nous, Olaf reste imperméable au charme détestable de cette petite peste capricieuse. Esmé quant à elle est fan de l’enfant : orgueilleuse, colérique, se prenant pour une princesse, etc. et bien c’est Esmé tout craché, Esmé version miniature. Pas besoin de liens de sang pour ces deux-là.
Si l’on retrace le scenario du tome, grossièrement, pendant que Prunille se retrouve -encore une fois- en esclave, son frère et sa sœur se retrouvent dans une grotte avec des Scouts des Neiges qui viennent célébrer le Printemps de Fous. Ils y font la rencontre d’une personne et s’enfuient avec celle-ci pour aller sauver Prunille, en même temps ils apprennent encore de nouvelles choses sur V.D.C. Puis ils se retrouvent à descendre une pente (glissante ? ; ) en risquant, encore une fois, de mourir. Beaucoup de péripéties donc, le lecteur est quand même bien tenu en haleine.

Il est nécessaire de dire un petit mot sur Prunille. Elle devient un réel personnage, et n’est plus le simple bébé qui parle une langue que seuls ses aînés comprennent. Nous avons un retour de ses pensées, de ses ressentis, surtout par la traduction du narrateur des propos qu’elle lance à ses ravisseurs, mais aussi par ses actions qui ont plus d’effet dans l’histoire (sa cuisine, le fait qu’elle récolte des informations en écoutant Olaf à son insu, etc.). Ces petits éléments permettent de construire un personnage, et Prunille en devient un, je dirais même qu’elle gagne sa place dans les personnages principaux avec Klaus et Violette.

En bref, j’ai rapidement lu ce tome aux vues des nombreux événements qui s’enchaînent et des personnages qui s’affinent, ce qui nous donne encore plus le goût de la série, même si j’avoue avoir trouvé certaines explications de V.D.C. un peu confuses.


Quatrième de couverture :
« Cher lecteur,
Hormis les patinoires et les pistes de ski, les choses glissantes sont rarement très plaisantes – anguilles ou escaliers cirés ou certaines mains que la politesse oblige à serrer. Hélas pour eux, dans le présent volume, les enfants Baudelaire se retrouvent en terrain très glissant, expression signifiant ici qu’ils vont risquer le dérapage, expression signifiant ici qu’ils vont s’aventurer sur une pente savonneuse, expression signifiant ici qu’ils vont être affreusement tentés de jouer avec le feu. Mais d’autres horreurs que la sortie de piste guettent le trio dans cet épisode : moucherons féroces et cavernes malfamées, sinistres visiteurs et messages sibyllins, aubergine géante et piège perfide, sans parler d’une vraie débâcle, ni de l’apparition d’un revenant qui n’est même pas un fantôme. De mon côté, j’ai tout sacrifié pour enquêter sur les désastres en cascade qui sont le lot de ces orphelins. Mais rien ne t’oblige, ô lecteur, à me suivre sur cette pente, et tu serais bien avisé de laisser ce livre navrant te glisser des mains séance tenante.
Avec mes sentiments respectueux,
Lemony Snicket. »

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