Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire (9)

  • Tome IX : « La fête féroce », Lemony SnicketDSCN7675

L’histoire :
Les orphelins se sont enfui de la clinique en feu en se cachant dans le coffre de la voiture du comte Olaf et de ses sbires, au milieu des déguisements de ces derniers. Ils se retrouvent à Caligari Folies, un vieux parc d’attraction où il ne reste plus grand chose, sauf l’attraction liée à la galerie des monstres. (Cela m’a d’ailleurs fait penser à la saison quatre de la série HBO American Horror Story).
Les trois enfants se voient donc obligés de se déguiser en monstre pour sortir de leur cachette, et par la suite, se faire embaucher par Madame Lulu voyante aux talents douteux, qui est un peu la figure matriarcale du parc décrépit.

Mon avis :
Le contexte du tome est intéressant, et questionne la différence. Les orphelins rencontrent ces « monstres » qui ne correspondent pas à la définition de norme communément admise, ce qui leur vaut donc ce statut de « monstre ». Outre cela, nos trois enfants se font une alliée, Madame Lulu, mais comme de coutume la fortune n’est jamais avec eux…c’est en fouillant dans la roulotte de cette dernière qu’ils en apprennent un peu plus sur V.D.C., si peu qu’il jugent bon de se rendre à Olaf pour partir avec sa troupe et lui-même aux Monts Mainmorte, présumé lieu où serait le Q.G. de l’affaire V.D.C. : c’est d’ailleurs ici un bon point que de se recentrer sur le mystère, même si j’ai parfois eu l’impression que toute cette intrigue était grotesque et confuse. Confuse, dans le sens où l’on nous fait part de plusieurs éléments, éparses et variés, étant parfois vrais parfois faux. Souvent, la principale intrigue de la saga me semble obscure car j’ai du mal à me rappeler de tous ces éléments, qui sont, rappelons-le aussi confus chez les Baudelaire. Je ne sais pas si cela a été le ressenti d’autres lecteurs.

Cependant, je suis très fan du ton sarcastique de l’auteur, envers certains personnages comme Esmé d’Eschemizerre, qui est l’une de ses cibles favorites :
« Sa robe blanche était si longue qu’elle s’étalait à ses pieds à la façon d’une flaque de lait. Sur sa poitrine scintillait l’inscription « J’aime les monstres », à ce détail près que le mot aime était remplacé par un gros cœur rouge, symbole parfois utilisé par ceux qui confondent les dessins et l’alphabet. » Ces petites remarques sont délicieuses  tout autant que la description.

Aussi, on gravit encore un échelon dans l’atrocité avec ce tome, à chaque lecture on se dit que le comte Olaf est réellement un personnage cruel, que son essence même est dépourvue de toute humanité, et à chaque lecture on se rend compte qu’il est toujours plus barbare. Au final, le monstre c’est lui.

En bref, toujours autant de plaisir à lire la série, mais j’avoue que ce tome n’était pas le meilleur, malgré toutes les révélations qu’il comprend. Il m’a paru au final un peu fade, malgré cette ambiance de fête foraine, censée être haute en couleurs et en bruits. Sans doute ai-je ce ressenti car j’écris cet article après avoir terminé le tome X que j’ai dévoré…


Quatrième de couverture :
« Cher lecteur,
Je donnerais cher pour te recommander ce livre, mais l’honnêteté me l’interdit. L’épisode qu’il relate est non seulement féroce mais encore filandreux, cartilagineux et truffé de petits os. S’il t’est déjà arrivé de mastiquer une bouchée de viande encore et encore et encore sans parvenir à l’avaler, tu comprendras aisément ce que tu risques.
De peur de te mettre l’estomac à l’envers, mieux vaut donc t’abstenir d’une lecture bourrée d’ingrédients indigestes, du style œil de verre, boule de cristal (en verre), voyante aux vues troublantes, grand huit aux wagonnets rouillés, planche de bois instable, fausse barbe qui gratte, foule en délire et lions à jeun.
Hélas pour moi, j’ai voué ma vie à mon enquête sur les heurs et malheurs des orphelins Baudelaire – plus de malheurs que d’heurs, par malheur. Par bonheur pour toi, rien ne t’oblige à me suivre dans cette voie austère. Et, pour t’éviter de ruminer, je ne saurais trop te recommander de lire plutôt des histoires de gentils herbivores.
Avec mes sentiments respectueux,
Lemony Snicket »


PS: J’ai décidé de changer la disposition de mes trois catégories « quatrième de couverture », « l’histoire » et « mon avis ». Je trouve que « la quatrième de couverture » est la moins intéressante et la plus impersonnelle. Quand on vient lire un avis d’ouvrage sur un blog c’est que l’on connaît au minimum le résumé de l’éditeur – ou qu’on l’a déjà lu. Le but, c’est surtout de trouver une position sur l’ouvrage, et par-là pouvoir échanger sur des points de vues, différents ou convergents.
PPS: Je vous avoue aussi que j’ai encore envie de changer ce blog. Sa disposition, l’écriture trop grosse, les couleurs, rien ne me satisfait. Petite refonte à méditer…

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7 réflexions sur “Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire (9)

  1. blueedel dit :

    Je vois que tu es en pleine refléxion de thème bloguesque 😉 bon courage alors parce que parfois cela prend du temps !!!
    Sur la présentation de ton billet, je suis d’accord avec ce que tu dis du 4e de couv… parfois j’ai envie de faire mon propre synopsis mais j’ai peur d’en dire trop. Je le fais parfois avec certains fims par contre, cela m’est plus facile pour une raison que j’ignore…
    En tout cas joli billet comme toujours et qui te vaut une nomination à un tag qui devrait te plaire, si le coeur t’en dit bien sur !
    http://blueedel.wordpress.com/2014/11/04/tagquestionnaire-livresque-de-a-a-z/

    J'aime

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