Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire (8)

  •          Tome VIII : « Panique à la clinique », Lemony Snicket.DSCN7485

Quatrième de couverture :
Cher lecteur,
Je te conseillerais bien de jeter ce livre à la poubelle. La raison en est qu’il relate le pire épisode à ce jour de la vie des orphelins Baudelaire – leur bref passage dans une clinique véreuse -, ce qui en fait l’ouvrage le plus sinistre jamais publié depuis l’invention de l’imprimerie.
C’est bien simple, dans ce volume, tout est détestable d’un bout à l’autre : un télégramme sans réponse, une opération sans raison, des ballons en forme de cœur, une rengaine à donner la migraine, des chirurgiens qui n’en sont pas et des informations troublantes au sujet d’un incendie. À l’évidence, pareille lecture n’a rien d’une partie de plaisir.
Moi qui ai fait serment de narrer ce récit sans omettre un seul détail sordide, je suis bien placé pour savoir qu’il ne ne mérite pas la corbeille à papiers, où tu l’as sans nul doute pêché.
Avec mes sentiments respectueux.
Lemony Snicket

Paru aux éditions Nathan, 242 p.


L’histoire :
Les enfants, après une longue marche, trouvent une vieille épicerie/supermarché dans laquelle ils tentent d’envoyer un télégramme à M. Poe. N’ayant aucune réponse, ils sont désemparés et, pour la première fois il n’ont nulle part où aller, aucuns repères. Le gérant du magasin, qui lit Le Petit Pointilleux, journal qui a dénoncé « les crimes des trois orphelins », les reconnait et les pourchasse au sein du magasin. Ils réussissent néanmoins à s’enfuir grâce à un groupe de « Volontaires » qui chantent et jouent de la guitare, sans avoir aucune connaissance de la presse locale – qu’ils jugent d’ailleurs comme inintéressante.


Mon avis :
Ce tome reste avant tout agréable à lire, et plein de rebondissements. Quelques révélations sont faites sur Snicket et les parents Baudelaire, ainsi que sur les incendie.
Les orphelins sont poursuivis sans relâche dans ce tome, et il sont réellement seuls, comme dit précédemment. En fait, quand on prend du recul, on se rend compte que la situation empire pour eux : Violette a manqué de se faire opérer par des faux chirurgiens, Klaus et Prunille se sont jeté dans la gueule du loup pour la sauver – et même dans l’arène aux fauves (ils se font passer pour des internes en chirurgie, assistant les deux sbires d’Olaf, et l’opération se fait dans une sorte d’arène où de nombreuses personnes assistent à cette « événement exceptionnel »). Contexte effrayant donc, autant pour des enfants que pour tous, comme si cela était un spectacle. Rappelons qu’Olaf est un comédien…

Au vu du ton de l’auteur, qui alterne entre la désinvolture autant que l’implication poussée dans l’histoire, le lecteur a du mal à réaliser que ce qui se passe dans ce tome, les enfants livrés à eux-même pour de bon, leur travail aux archives puis leurs découvertes, la chirurgie évitée de justesse pour Violette, les énormes risques pris par Klaus et sa petite sœur, l’incendie de la clinique, la course-poursuite…au final, on oublie que ce sont des enfants, dont un bébé. Et quand on y pense, le titre de la saga prend tout son sens, l’auteur nous conte vraiment les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire.
En parlant de l’auteur, je ne sais pas où cela mènera, mais j’ai apprécié le lien avec le nom de l’auteur et un nom de personnage important pour les Baudelaire. Pour le coup, c’est une intrigue supplémentaire, intéressante et originale que d’impliquer le locuteur à l’histoire. (Enfin, je suppose qu’il est impliqué puisqu’au sein même des romans, il parle à la première personne et se permet de faire des commentaires subjectifs, et surtout, se présente comme l’unique personne à pouvoir raconter les mésaventures des Baudelaire.)

En bref, j’ai pris conscience des malheurs des orphelins dans ce tome « leur pire épisode » comme le dit Lemony Snicket dans la quatrième de couverture, où pour la première fois ils se retrouvent seuls au monde et c’est le cas de le dire.

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