Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire (7)

  • Tome VII : « L’arbre aux corbeaux », Lemony SnicketDSCN7487

Quatrième de couverture :
Cher lecteur,
Je mettrais ma main au feu que tu as pris ce livre par mégarde ; aussi, je t’en conjure, remets-le où tu l’as pris. Ce lugubre récit relatant le bref séjour des orphelins Baudelaire dans la sinistre ville de V.D.C., est truffé de détails détestables. Je me suis fait un devoir de coucher sur le papier la vie tourmentée des Orphelins Baudelaire, mais je comprendrais parfaitement, cher lecteur, que tu te fasses un devoir de lire quelque chose de plus léger.
Avec mes sentiments respectueux,
Lemony Snicket


L’histoire :
Les événements se déroulent dans la ville de V.D.C., qui se propose comme tutrice des trois orphelins. Ces derniers l’ont choisie parmi d’autres, car elle faisait écho au mystère V.D.C. dont leurs avaient parlé les orphelins Beauxdraps. Les voilà donc en route, sans Mr Poe cette fois-ci, pour une sombre ville.


Mon avis :
L’histoire se complique réellement dans ce tome. Les orphelins arrive à V.D.C., une ville très sombre au fonctionnement étrange, qui nous fait penser à une vieille ville de cowboys; les gens y sont austères et hostiles, et la description de la ville,éloignée de toute civilisation nous rappelle le caractère désert et rustre des villes des western. En s’y rendant, il espèrent percer le mystère éponyme à la ville. Cependant, ils se rendent compte que V.D.C. signifient « Villeneuve-Des-Corbeaux » et qu’il n’y a pas de lien direct avec le mystère dont parlaient les Beauxdraps. D’ailleurs, tout au long de leur passage dans ladite ville, ils tentent de les retrouver avec l’aide de Hector, le préposé à s’occuper des trois enfants. Grâce à des vers d’un poème d’Isadora, retrouvés jour après jour autour d’un étrange arbre, ils réussissent à les localiser, cependant, moultes péripéties les empêchent de les libérer…jusqu’au dénouement. Les cinq orphelins enfin réunis, mais pour une courte durée, car le comte Olaf et Esmé (qui était en fait la policière du village) les rattrapèrent. Ils virent leurs amis et Hector s’envoler à bord du dirigeable de ce dernier…sans eux.
La fin du tome est réellement tragique car ils se retrouvent seuls. Ils savaient qu’ils ne pouvaient que compter sur eux-même mais à ce moment-là on s’en rend vraiment compte (comme eux) et on se sens plutôt triste pour ces enfants si jeunes, sans repères, sans références.
J’ai bien aimé l’illustration de la foule, et des comportements de celle-ci. Il y a d’ailleurs une référence à la psychologie des foules, donc à Gustave Le Bon je suppose, qui a écrit un livre du même nom. C’était un aspect vraiment intéressant de l’ouvrage, la foule du village (et non pas chacun des villageois) a eu sa place en tant qu’élément perturbateur dans la quête des Baudelaire.

En bref, ce tome se démarque des autres, l’histoire se complexifie et on a ainsi envie de lire la suite des désastreuses aventures des Baudelaire, mais cette fois-ci avec un réel intérêt pour le mystère même autour des orphelins, et non pas parce que l’on a envie de connaître leur sort.

La petite phrase décrivant Mr Poe à la perfection :
« Mr Poe était le banquier chargé de veiller sur les enfants Baudelaire depuis qu’ils étaient orphelins, et j’ai le grand regret de dire qu’il était extrêmement enclin à l’erreur, expression signifiant ici : vraiment pas doué sauf pour tousser et pour placer trois enfants dans des situations impossibles », p. 14.

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