Délicieuses pourritures – Joyce Carol Oates

DSCN7382Quatrième de couverture :
« Un campus féminin, dans la Nouvelle-Angleterre des années 1970. Gillian Bauer, vingt ans, brillante étudiante de troisième année, tombe amoureuse de son charismatique professeur de littérature, Andre Harrow. Celui-ci a décidé de faire écrire et partager en classe à ses élèves leur journal intime. Et gloire à celle qui offrira son intimité en pâture ! Anorexie, pyromanie, comportements suicidaires… un drame se noue. En son centre, l’épouse du professeur, énigmatique sculptrice qui collectionne la laideur. »

Paru aux Édition Philippe Rey en 2003, 126 p.


L’histoire :
Le récit débute au musée du Louvre, au moment où Gillian se retrouve face à une sculpture qui lui évoque des souvenirs. Ainsi, elle se remémore ses années à l’université où elle et toutes les filles de sa classe étaient fascinées par leur professeur de poésie Andre Harrow. Lui vouant une véritable obsession, chacune tente de se faire remarquer à sa façon, aussi extrême soit-elle. En parallèle, des incendies et des départs précipités de jeunes filles perturbent ces étudiantes. Et il y a aussi Dorcas, la femme du professeur qui fait des sculptures étranges et empreintes de laideurs, et ouvertement (presque) vulgaires, qui intriguent ces jeunes filles.
Petit à petit, l’attraction de Gillian pour le professeur prend le pas sur sa vie, et sur elle-même.


Mon avis :
Plutôt sceptique au début de ma lecture, j’ai pu après un ou deux chapitres (!) entrer sérieusement dans l’histoire. On retrouve donc un personnage, un peu comme Anellia dans Je vous emmène du même auteur, passif et aveuglé par les autres (ici, aveuglée par le professeur) – un personnage qu’on a souvent envie de secouer.
J’ai quand même aimé ce livre, qui traite de sujets tel l’animalité, le mal, la relation malsaine entre le professeur/son élève. Sans oublier la rivalité et l’amitié entre les filles, cela passe de complicité à jalousie dans un fond d’auto-destruction.
J’ai trouvé intéressante cette atmosphère lugubre, que Joyce Carol Oates nous décrit très bien : on est même souvent dérangé par cette ambiance pesante mêlant perversion et névrose.

En bref, un (petit) bouquin à lire si l’on veut découvrir Joyce Carol Oates car il est court, et illustre bien son talent d’écrivain, elle excelle dans ces thématiques.

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